Un peu de curriculum

Après l'obtention en 1992 d'un bac B (sciences économiques et sociales), j'ai entamé des études de sociologie à l'université d'Évry-Val-d'Essonne, qui se sont prolongées à René Descartes (Paris V) par une maîtrise d'ethnologie, puis une licence de linguistique générale, et enfin un DESS de communication écrite (diplôme obtenu en 2000). Étudiant, j'ai fait des stages auprès de la direction du Festival international de la bande dessinée (FIBD) d'Angoulême et chez Greenpeace France. Ce parcours illustre mes deux grandes préoccupations : la critique sociale et écologique, et les usages de la plume.

 

Durant cette période estudiantine et les quelques années suivantes, j'ai surtout réalisé des histoires en bande dessinée, publiées dans de nombreux fanzines plus ou moins obscurs, n'existant parfois qu'un numéro : Mangez pas de pains au chocolat, Anarchy in the Basse-Cour, Nectar, La Gouve, La Marmyt Rooj, Le Dernier neurone, Allô les Pompiers, Therapid Groop, et d'autres que j'oublie sûrement. Le projet qui marque la fin de cette période, c'est l'édition par mes soins, aux éditions de L'Athée à la menthe, d'un recueil collectif de souvenirs d'enfance en bande dessinée, intitulé Vicieux comme un gosse (2002).

 

Mes études terminées, j'ai travaillé quelques années chez Greenpeace, officiant comme traducteur salarié des bureaux francophones de l'ONG écologiste, une expérience formatrice à plus d'un titre. Pendant quelques années ensuite, à partir de 2005, j'ai traduit en indépendant, mettant mes talents au service d'associations diverses, parmi lesquelles, outre mon ancien employeur, le Centre national d'information indépendante sur les déchets (CNIID), le réseau Health Care Without Harm (HCWH) ou encore Aides.

 

En parallèle à cette activité de traducteur, j'ai continué de dessiner tout au long des années 2000 : pour certains des titres susmentionnés (quand ils existaient encore) et pour de nouveaux comme Sushi bondage, Abaca, Kontagion ou As-Huître ; pour le Festival des résistances et des alternatives de Paris (FRAP) et ses excroissances éditoriales, l'agenda Tohu Bohu et l'éphémère revue Kontroff ; pour des journaux engagés comme Silence, Indésens, La Décroissance ou Offensive ; au niveau international, on a pu retrouver des dessins de mon cru dans le journal belge Alternative libertaire et dans le recueil annuel du journal anglais Schnews.

 

Vers 2008 mon activité de traducteur est passée du domaine associatif à celui de l'édition, notamment pour L'Échappée. J'ai aussi traduit des articles pour des journaux comme Offensive ou Courant alternatif. En 2012, j'ai suivi la session expérimentale de l'École de traduction littéraire du CNL, qui m'a permis d'affiner mon regard sur le métier et d'affûter encore plus ma plume traductionnelle.

 

L'année 2013 a vu revenir l'inspiration graphique et poétique, après une panne prolongée : sans renoncer à la traduction, j'ai décidé de redonner au dessin toute la place qu'il mérite dans ma vie.